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"Mais pourquoi est-ce que je t’écris ces choses. Mais tous les sentiments sont vrais et tu discernes probablement, ou tu ressens aussi, ce que je suis en train de dire et pourquoi j’ai besoin de l’écrire — — un sentiment de mystère et de charme — mais comme je le lui ai souvent dit, pas assez de détails ; le détail est la vie de la chose, je le répète, dis tout ce que tu penses, ne retiens rien, n’analyse pas, ni rien en chemin, dis ouvertement ce que tu as à dire…" Acquiescement d’Oriane (Bic bleu pointe fine) : tout ceci est juste mais plus facile à affirmer qu’à produire car si l’écriture se complet dans les détails, le récit n’avance pas. Il faut bien, parfois, écrire des choses comme «il faisait beau» sans s’attarder sur la réalité précise de ce beau temps-là à ce moment là, réalité qui ne peut être mise en scène que par une profusion de détails. Toute écriture a ainsi à calculer entre la pause et le mouvement.
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